CRIET : Découvrons pourquoi ces 17 personnes ont été emprisonnées et ensuite relâchées

 Après avoir reçu la visite de ses prédécesseurs (Boni Yayi, Nicéphore Soglo et autres), le président Patrice Talon a ordonné la libération de 17 prisonniers condamnés par la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) pour « atteintes à la sureté de l’Etat. 

En effet, à l’an 2020, la CRIET a condamné 17 personnes pour tentative de coups d’état à l’endroit du gouvernement en place. Cependant, ces derniers ne cessent de clamer leur innocence. Le 14 juin 2022, en attente de leur jugement, une liberté provisoire leurs a été accordée par la même Cour sous l’ordre du président de la république après le passage de ses prédécesseurs. Il s’agit entres autres de Imorou Dalialou de la FCBE, Ferdinand Combetti, membres du parti USL de Sébastien Ajavon, Romuald Dotchamou, Raziz Maїdawa Abdou, Oscar Chabi, Saliou Dimon, Machioudou Bouyagui, Emmanuel Akpo, Jean Agnila Taїwo, Sounou Kon’Dé Adam, Lafia Sika Adam, Adolphe Kounékou, Ibrahim Nignimi, Jonas Dassina, Noel Yoro, Stéphane Moutougou, Alfred Yotto Yokossi, tous placés en détentions à la prison civile d’Akpo-Missérété pour les mêmes raisons dont le moteur serait le colonel à la retraite Pascal Tawès.

« Il s’agissait d’actes d’incivisme et de déviances isolés, commis ou projetés par des hommes en tenue » a déclaré le chef de l’Etat à Jeune Afrique après avoir reçu Pascal Tawès le 16 mars qui a nié ne pas avoir planifié de coup d’état. Mais selon l’opposition, ces arrestations sont purement politiques et libérer ces prisonniers alors que nous ne sommes qu’à quelques pas des élections législatives est simplement calculé par le gouvernement dans le but de « décrisper » le climat politique au Bénin. Décrispation qui est nécessaire vue toutes les tensions plus ou moins encore récentes observées au sein du monde politique au Bénin. La tension les plus ardentes sont celles nourries par l’arrestation et la condamnation de Joël Aїvo et Reckya Madougou. L’opposition béninoise reste sur ces gardes face à cette décision de l’Etat.

Après deux ans de prison, 17 parents ou amis iront rejoindre leurs familles respectives. Un ouf de soulagement est observé chez ces derniers même si cette libération n’est que provisoire.

Micelle Tindjilé

 

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