Justice : encore un vieux dossier datant de 12 ans réouvert par la justice béninoise

Le travail d’agent de sécurité expose celui qui le fait à de grands risques qui parfois, peuvent être très lourds. C’est le cas de T. Arnaud condamné à 12 ans de prison ferme.

      Les faits :
 T. Arnaud est agent de sécurité dans une palmeraie à dans le département de l’Atlantique. Le 23 février 2010, il aperçut un homme dans celle-ci qu’il abat avec une arme fabriquée à l’artisanal qu’il détenait. Pour lui, c’est qu’il s’agit d’un voleur. Une fois arrêté, il nia les faits. L’on suppose que c’est par peur d’être emprisonné qu’il a commis cet acte. Des enquêtes ont été ouvertes pour résoudre l’énigme autour Ils ce meurtre. Le lundi 25 juillet 2022, le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a fait une réouverture du dossier afin d’analyser les faits et proclamer une sentence. Lors du procès, T. Arnaud avoue que l’arme en question lui avait été remis par ces employeurs afin qu’il tire sur quiconque oserait voler les noix de palme et de plus a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Mais ces derniers avaient déjà nié en bloc depuis les enquêtes, le fait qu’ils lui ont remis une arme en le faisant ainsi adosser toute la responsabilité du meurtre. Pour aller loin, ils avouèrent qu’ils n’avaient aucune idée de la provenance de l’arme et qu’en aucun cas, ils lui ont donné l’ordre de tirer sur des voleurs. Avoir nié et subitement quelques années plus tard reconnu qui lui sont reprochés n’aidait pas l’agent de sécurité. Il s’est donc retrouvé seul face à son destin. Vue l’énigme autour de la provenance de l’arme, le ministère public demande au tribunal de requalifier les faits et retient contre lui homicide et tentative de vol de noix de palme. La Cour en prenant en compte ces éléments a condamné l’accusé de 12 ans de prison ferme et son coaccusé de 24 mois de prison avec sursis. Les autres membres de la coopérative ont été libérés sous bénéfice du doute.

     Le procès de T. Arnaud s’en est terminé ainsi parce que dès le début, il n’a pas joué franc jeu avec les enquêteurs. Il a d’ailleurs nié les faits et ensuite les a reconnus. Il y avait donc une diversité dans ses dits. Cela devrait éveiller tout le peuple béninois. Vive la justice béninoise.

Micelle Tindjilé

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