Au Bénin, Romuald Wadagni a officiellement été investi chef de l’État ce dimanche 24 mai. Il a prêté serment devant la Cour constitutionnelle lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de nombreuses figures de la scène politique béninoise ainsi que d’une quinzaine de délégations étrangères, dont les représentants des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)
La cérémonie s’est ouverte sur la proclamation des résultats de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle, installée sur le podium en tenue d’audience solennelle. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’est venu le moment tant attendu : Romuald Wadagni est invité à prêter serment. Vêtu d’un costume et d’une cravate bleue, la main droite levée, il a solennellement juré « de respecter et de défendre la Constitution », et a accepté de « subir les rigueurs de la loi en cas de parjure ».
Un serment salué par douze coups de canons et les applaudissements des 6 000 invités installés sous des tentes blanches. Ce n’est qu’ensuite qu’il a été proclamé Grand Maître des ordres nationaux, avant que le chef d’état-major monte à l’estrade pour lui remettre le drapeau national.
Sur l’esplanade du Palais des congrès, les premières loges étaient occupées par les anciens chefs d’État béninois, Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, ainsi que par 16 délégations étrangères. Parmi elles, la ministre française déléguée aux partenariats internationaux, et tous les voisins du Bénin : Togo, Nigeria, Burkina Faso et surtout le Niger, avec lequel les relations demeurent tendues.
Se tournant vers les pays voisins, dont il a chaleureusement salué la présence, Romuald Wadagni a affiché sa volonté d’approfondir la coopération régionale. « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », a conclu le président béninois.