Au Bénin, plus question de réviser la constitution

Parmi les experts consultés par Me Adrien Houngbédji, il y a le constitutionnaliste Joël Aivo. Selon lui, le contexte actuel n'oblige pas que la constitution du Bénin soit révisée. Il expose sa proposition. Interview

Parmi les propositions pour permettre une participation de l’opposition béninoise aux prochaines élections législatives, la révision constitutionnelle est désormais une option écartée. Lors d’une séance ce jeudi (21.03.) à l’Assemblée nationale à Porto Novo, le président de l’institution Me Adrien Houngbédji a annoncé aux députés avoir abandonné cette idée qui avait rapidement suscité un tollé. Il parle désormais d’une loi pour sortir de la crise.En effet, il était question de prolonger le mandat de l’actuelle législature qui expire le 15 mai, reporter les élections législatives initialement prévues le 28 avril et donner du temps aux opposants pour se mettre à jour et compétir à ces élections. Jusqu’ici, seules deux formations politiques qui soutiennent l’action du président Patrice Talon ont vu leur dossier valider par la commission électorale,

décision confirmée plus tard par la cour constitutionnelle.

Or Me Adrien Houngbédji affirmait qu’une telle prolongation du mandat des députés devrait passer par une révision de la constitution pour y insérer l’autorisation nécessaire. Mais dans le pays, la question de la révision constitutionnelle est très sensible et beaucoup sont contre une telle initiative.

Parmi les adversaires de la révision de la constitution, il y a le Professeur Joël Aivo. Le constitutionnaliste a été consulté mercredi (20.03.) par le président de l’Assemblée nationale. Et pour Monsieur Aivo, “la révision constitutionnelle n’est ni nécessaire, ni indispensable, ni impérieuse”.

L’expert renvoie plutôt à des “mécanismes de régulation sous le pilotage de la cour constitutionnelle qui doit intervenir pour dire dans ces conditions, quels sont les modalités, mécanismes et techniques susceptibles d’être utilisés pour ne pas qu’on tombe dans un vide juridique.”

DW

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