Bénin/Lutte contre la corruption : Komi KOUTCHE arrêté à Madrid

Alors que plusieurs personnes ont été écrouées pour détournements de deniers publics, de blanchiment d’argent , d’escroquerie et autres dans le dossier FNM, le principal mis en cause, vient d’être appréhendé. Plusieurs sources ont confirmé dans la soirée de ce samedi 15 Décembre 2018, l’arrestation de l’ancien ministre des finances du Bénin à Madrid en Espagne. Selon les recoupements, ce dernier en partance pour Paris a été interpellé par Interpol à Madrid. Impliqué dans plusieurs scandales économiques au Bénin, le jeune ministre avait quitté précipitamment Cotonou en 2016 pour regagner les Etats Unis, où il a acquis un statut d’étudiant dans une université américaine. Une couverture visiblement, parque qu’il y a quelques semaines ce dernier a brillé par son activisme politique.

L’ancien ministre des finances était attendu ce jour à Paris, où il devait animer une conférence publique avec d’autres leaders de l’opposition, dont l’ancien maire de la ville de Cotonou révoqué pour détournement et mauvaise gestion, et un député lui aussi impliqué dans un scandale lié à la filière coton de plus de 150 milliards.

En Février 2018, une source judiciaire avait confirmé qu’un mandat d’arrêt international avait été lancé contre Komi KOUTCHE dans le cadre des malversations constatées dans la gestion du Fonds national de la micro finance (Fnm) .

L’ancien ministre avait prétexté de ses études aux Etats Unis pour ne pas se présenter au Tribunal. Le faisait pourtant mandat fait suite à l’absence répétée du mis en cause qui n’a pas répondu aux différentes convocations du Juge. Il est en effet cité dans cette affaire ou déjà, dix agents du Fnm, du Trésor public, des Services financiers décentralisés ont été placés sous mandat de dépôt.

Tout est parti des conclusions du rapport d’audit du Fonds national de la micro finance portant sur les exercices 2013 à 2016, précisent que la gestion du Fonds national de la micro finance par Komi Koutché et Jean Panti a été faite avec une grande légèreté. Le rapport d’audit fait état de plus de 40 milliards de pertes de ressources publiques constatées. Il y est fait également état d’un montant de plus 20 milliards d’impayés constatés au 31 décembre 2016 et près de 23 milliards de crédits irrégulièrement accordés à la même date. Quant à gestion de la trésorerie du Fonds, elle a été également affectée par de graves défaillances.

Toujours selon la mission d’audit, la gestion des marchés publics a été faite en dehors du cadre institutionnel requis. La violation des procédures de passation de marchés publics a été ainsi systématique. Le rapport dénonce des pratiques collusoires et des marchés passés de gré à gré portant sur des centaines de millions.

L’ancien Ministre a contesté le rapport d’audit devant cour constitutionnelle du Bénin qui il y a quelques jours a rendu sa décision. Selon la haute juridiction, le relevé du conseil des ministres N°27/2017/PR/SGG/CM/OJ/ORD du 02 août 2017 en son point 2, point 5 intitulé : « Mission d’audit organisationnel, comptable et financier du Fonds National de la Microfinance au titre des exercices 2013 à 2016 », ne contient aucune fausse note.

Daniel TOGNANDA

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1 commentaire
  1. DIFAL MEDIAS dit

    ça sent le la chasse a l’homme

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