Direction Générale de l’OMC : le béninois Eloi Laourou de retour dans la course ?

PAR DERRICK CAKPO

L’Ambassadeur Permanent, Représentant du Bénin à Genève devrait peut-être se frotter les mains. Retiré de la course à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) par les autorités béninoises en soutien à la candidature du Nigeria, Eloi Laourou garde ses chances de diriger l’institution sauf retournement de situation. En effet, le comité de gestion des candidatures de l’Union Africaine a disqualifié la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala selon une information rapportée par Financial Afrik. La candidature de l’ancienne dirigeante de la Banque Mondiale violerait certains articles du règlement des candidatures. Dans une une note, le Bureau du conseiller juridique de l’Union Africaine aurait fait savoir que la candidature de Ngozi Okonjo-Iweala viole la règle (11) , 1, 2 et 3, article 12 et article 15, paragraphe 3, du règlement intérieur du comité des candidatures au sein du système international de l’UA ainsi que les décisions du Conseil Executif. La candidature de Okonjo-Iweala n’a pas respecté la date limite de soumission.

Selon la chronologie des faits, les chefs d’Etat avaient émis le vœu de présenter une candidature consensuelle à Niamey en juillet 2019. Fedrick Agah était alors le candidat désigné par le Nigeria. Le Bénin et l’Égypte eux ont présenté les candidatures de Eloi Laourou et Abdulhameed Mamdouh. L’UA a estimé que les 3 candidatures avaient déjà été validées avant que le Nigeria ne remplace Agah par Ngozi. De même, l’institution continentale justifie que l’approbation du conseil était faite pour les candidats en personne et non pour leur pays. « C’est un principe reconnu du droit international qu’un État souverain a le droit de substituer et de remplacer une candidature de ses citoyens comme il le souhaite pour un poste. Cependant, le droit souverain ne confère à cet État aucun droit de modifier les règles existantes, les décisions pertinentes du Conseil exécutif et les décisions des autres organes directeurs. Une décision du Conseil exécutif ne devrait être modifiée que par une autre décision du Conseil et non par un État membre et une décision de l’Assemblée devrait être modifiée par une décision de l’Assemblée et non par un État membre » s’est exprimé l’UA faisant ainsi allusion à la démarche d’Abuja

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