Festival des Sans Voix : tous les composants de Paouignan à l’école des droits

Le service des sœurs pour la promotion humaine en prélude à la journée Mondiale des personnes handicapées a tenu une séance d'échange avec les membres du groupement Sodan et de certaines associations locales à la maison des jeunes de Paouignan ce jeudi 29 novembre 2018. En toile de fond, le rôle des parents des enfants handicapées dans le processus d'accompagnement de ces derniers dans le plus grand arrondissement de la commune de Dassa Zoumè.

La délégation conduite par la sœur Léonie Dochamou en provenance de Dassa Zoumè a été accueillie par la voix mélodieuse de l’artiste Sikpon. Ce dernier a ouvert la séance par un morceau improvisé appelant tous aux respects des droits des personnes handicapées (non à la marginalisation et autres). A sa suite une autre star locale Wifao a fait passer aussi le message de sensibilisation à travers un morceau dansant. Les membres du groupement Sodan présents ainsi que les membres du présidium (soeurs SSPH et leur suite, la représentante de la CHRYSALIDE, le chef village de la localité et autres) ont été séduits par les morceaux. « Nous remercions les ambassadeurs de la musique locale qui ont tout dit « , a lancé un membre du présidium.

Dans ses mots de lancement, la sœur Léonie Dochamou a remercié les membres du groupement Sodan pour leur accompagnement à la noble cause à Paouignan (inclusion, formation et promotion des personnes handicapées). Elle a invité les parents à éviter la discrimination à l’égard de leurs enfants en situation. La sœur Dochamou a insisté sur l’obligation d’inscrire les enfants handicapées à l’école. Ceci en mettant l’accent sur le fait qu’ils doivent aller dans les mêmes écoles que les autres enfants.

Claudine Lawson Daïzo, directrice exécutive de la CHRYSALIDE en s’appuyant sur la convention des Nations Unies de 2011 a rappelé à l’assistance que les personnes handicapées ont les mêmes droits que les autres. Le droit à la vie, la santé, l’emploi, le loisir, le vote, l’éducation …

L’assistance aux personnes handicapées ne doit pas être que la chose des personnes étrangères. « Au plan local si chaque béninois peut investir 1 Franc CFA par mois pour ce volet social, cela pourra contribuer à un meilleur suivi de ces personnes handicapées. » , peut -on retenir des propos de madame Daïzo. Une manière d’attirer l’attention des populations sur la possibilité de changer la vie de ces personnes par un geste solidaire et leur éviter la mendicité, la pitié et les conditions misérables. Ceci va favoriser leur formation gage d’un meilleur avenir pour ces personnes.

Armand Somissou, vice président de la Fédération de l’association des personnes handicapées du Bénin, prenant son propre exemple, a exhorté les parents à laisser les enfants handicapées aller à l’école. Il a aussi invité les parents à accepter le choix de leurs enfants en âge de se fiancer (quel que soit leur choix). Il a aussi mis l’accent sur l’accessibilité …

La soeur Florence a fait une exposée sur la réadaptation à base communautaire (RBC). En résumé, la prise en charge de la personne handicapée par la communauté et dans la communauté.

La sensibilisation à une alimentation saine et naturelle et la vulgarisation de la loi N° 2017-06 du 29 septembre 2017 portant Protection des Droits des personnes handicapées en République du Bénin ont également été au cœur des échanges.

NB: plus de 40.000 personnes handicapées, ou souffrant de la maladie mentale et des personnes de troisième âge sont pris en charge par la Saint – Camille.

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