Mercyships : Le groupe Tériba, porte flambeau de l’initiative Afrique dit Merci à Mercyships

Engagé aux cotes de quelques artistes du benin dans le cadre de l’initiative l’Afrique dit merci à Mercyships, le groupe Teriba en s’entretenant avec le groupe de presse Afrique Medias, revele l’objectif et leur motivation à soutenir le bureau Afrique de Mercyships à travers l’initiative lancée à Cotonou le 14 Octobre 2020. Au cours de cet entretiens, Il sera aussi question de la decouverte du nouveau bébé Atéléni du groupe Teriba.

https://youtu.be/N3md4gCiwNg

Afrique Médias : Pourquoi cette initiative ?

Groupe Tériba: Vous n’êtes pas sans savoir que Mercyships depuis déjà 1978 a commencé à côtoyer les côtes africaines pour apporter la guérison et l’espoir. L’espoir aux plus démunis puisque les soins chirurgicaux, les soins de qualité sont devenus très couteux et donc presque inaccessible aux pays en voie de développement. Mercyships dans sa quête de bien être pour tous, a mis en place des bateaux hôpitaux qui vont partout sur les côtes africaines pour apporter des soins de premières nécessités pour rendre heureux les plus démunis. Alors nous les artistes, c’est notre rôle aussi parce que c’est nous qui portons la voix de toutes ces personnes qui ont retrouvé le sourire grâce aux soins de Mercyships. Et nous, par notre contribution, portons la voix de ces personnes et nous disons simplement merci à Mercyships. C’est à cet exercice que Tériba s’est attelé aux cotés de Gangbé Brass Band, de Faty, de Nikanor, de la grande Zeynab. Donc c’est 6 artistes qui ont mis la main à la pâte de cette initiative pour dire merci à Mercyships.

Afrique Médias : Alors dire merci à Mercyships, comment vous le dites et de quelle façon l’organisez-vous ?

Groupe Tériba: Chacun dans sa discipline l’a fait. Essentiellement les 6, c’est dans la chanson. Beaucoup d’instruments, beaucoup de chansons et donc les Gangbé Brass l’ont dit avec les Brass et Tériba l’a dit avec le chant et les percussions à la calebasse. Nikanor l’a dit de sa pus belle voix et Faty aussi. Sans oublier bien sûr les Pepit’Arts de Mindédjonou. Eux, ils ont porté la voix de tous les enfants qui ont été soignés par les bateaux Mercyships. Eux aussi à leur manière au son des tambours ont dit merci. De façon variée, nous l’avons dit et à divers endroits aussi pour montrer un peu au reste du monde entier la diversité culturelle béninoise.

Afrique Médias : Au Bénin ici Merciship s’est également illustré, quelles sont déjà ses actions ?

Groupe Tériba: Les actions de Mercyships sont de plusieurs ordres. Non seulement, il y a le bateau hôpital qui soigne quelle que soit ta localité ou provenance, des malades viennent et bénéficient des soins chirurgicaux. Mais également, il organise des formations, la formation des formateurs, il permet à certains hôpitaux béninois d’avoir le matériel qu’il faut, il forme le personnel de ces hôpitaux afin que le soin, une fois le bateau parti, qu’il y ait sur place des personnes compétentes pour continuer le travail, parce qu’en un an de mission, ils n’ont pas non plus l’ambition d’avoir soigné tout le monde ni avoir donné les soins à tous ceux qui en auraient besoin. Et de toute façon, le besoin peut toutefois se sentir et Mercyships a une idée géniale de faire des académies, de pouvoir faire des rencontres avec des docteurs qui sont sur le bateau, qui sont des bénévoles. Mercyships, c’est aussi les équipements. Et surtout en période de Covid, on a bien vu que Mercyships a fait des dons de masques, de gels hydro-alcooliques, de beaucoup de dispositifs pour pouvoir se laver les mains. Tout ça pour contrer la Covid-19. Autant d’actions concrètes qui montrent que pendant que le bateau est là et même parti, Mercyships continue d’impacter le Bénin. Ça fait la 5eme fois que nous recevons Mercyships au Bénin et nous espérons qu’il reviendra encore au Bénin.

Afrique Médias : Comment pensez-vous impliquer les artistes des autres pays ?

Groupe Tériba: Aucune une mère ne reste insensible au cri de son enfant et nous, nous ne pouvions pas rester insensibles. Nous avons foi et nous pensons qu’autant les artistes des autres nationalités où le bateau a impacté la population ne restera pas insensible non plus à ce projet. Et déjà, nous avons des contacts sur Lomè parce qu’après le Bénin, ça va être le tour de Lomè, du Ghana, du Libéria. Et donc tous ces pays, il y a des artistes qui vont porter la voix des populations qui ont bénéficié des soins de Mercyships. Tout comme nous, ils vont donner de leurs voix, ils vont jouer de leurs instruments pour dire merci à Mercyships.

Afrique Médias : Au-delà de vous les artistes, les populations elles-mêmes, comment pensez-vous qu’elles puissent dire merci à Mercyships pour vous accompagner également ?

Groupe Tériba: Nous, on est déjà des représentants de population et c’est eux qui nous ont fait, parce qu’on est bien conscient que tu n’es pas artiste, quand tu n’as pas de fan et quand tu n’as pas de consommateurs de ton produit. Eux déjà ce qu’ils ont fait pour nous, c’est ce que nous leur rendons au fait, en portant leur voix parce que c’est eux qui consomment notre musique. C’est eux qui consomment notre produit et c’est eux qui font des flowers sur les réseaux sociaux, c’est eux qui nous accompagnent, assis à nos spectacles. C’est eux à la limite, qui nous inspire encore dans nos chansons parce que c’est ce qu’on vit autour de nous que nous chantons. Et c’est ça nous leur rendons en portant leur voix auprès de Mercyships et du reste du monde.

Afrique Médias : Aujourd’hui qu’est-ce que vous voudriez demander encore à Mercyships tout en le remerciant pour ce que l’Ong a eu à faire ?

Groupe Tériba: Ce que nous voulons dire à Mercyships, c’est qu’il continue de visiter les côtes du Bénin. L’une des raisons pour laquelle Tériba et tous les autres artistes sont là est que nous avons ont été particulièrement touchés par le geste de Mercyships. Un bateau, qui pour une fois apporte de l’espoir parce qu’on a déjà vu des bateaux passer. On a vu des bateaux qui ont ravagé. On voit maintenant un bateau qui vient mais qui apporte cette fois ci de l’espoir, qui tend la main. Ça c’est très important. C’est très touchant. Et ce que nous attendons de ce bateau, c’est qu’il continue d’apporter autant d’espoir. Les pays qu’il visite, que chaque membre des gouvernements puissent vraiment les accepter, les intégrer et leur donner de moyens, parce que c’est des populations de l’Europe et de l’Amérique qui font des dons pour financer et le personnel des hôpitaux qui travaillent de façon bénévole pour pourvoir donner ces soins. Le minimum que les pays dont les côtes accueillent le bateau est que ces gouvernements acceptent d’accompagner, mettre la main à la pâte, pour que ce bateau continue à arriver. C’est beaucoup de milliards qui sont dépensés à l’arrêt de chaque navire dans chaque pays. Et pour qu’on puisse espérer que les bateaux reviennent de plus en plus, je pense qu’Il faut vraiment que les pays africains qui accueillent lesdits navires puissent également tendre la main, financer ce projet porteur d’espoir.

Afrique Médias : A côté du Mercyships, dans cette interview nous voudrions aussi parler de la musique de Tériba.

A présent, nous voulons surtout aborder pour commencer, Atéléni, votre tout nouveau bébé que vous avez fait naitre il y a quelques mois.

Comment se porte le bébé ?

Groupe Tériba: Atéléni qui est un nom Yoruba, veut dire le fidèle compagnon. Celui qui ne se détourne jamais de toi, celui sur qui tu peux compter, celui avec qui tu marche tous les jours. C’est vrai ce titre à rapport à une chanson qui est sur l’album. Ce n’est pas pour rien on a donné ce titre à l’album. C’est dû à beaucoup de choses, beaucoup de difficultés traversées mais qu’on a eu la force de les traverser. Ce n’était pas évident de sortir cet album. On l’a reprit au moins 3 fois et avant la sortie de cet album, notre manager est décédé. S’en suit après le départ de notre chère sœur Zéckiath. Ce n’était pas du tout évident. Mais nous avons compris qu’il y a une main au-dessus de nous qui nous guidait qui nous donnait et redonnait espoir, qui nous permettait de ne pas baisser les bras. Voilà pourquoi on a donné ce nom à l’album Atéléni.

Afrique Médias : Depuis qu’Atéléni est là, dites-nous un peu comment le public l’a accueilli?

Groupe Tériba: Déjà par nos réseaux sociaux, on a vu qu’il y a beaucoup qui s’abonnent davantage à notre page facebook, Instagram, et nous leur disons par ce canal, infiniment merci et de toujours rester à soutenir Tériba. C’est très important pour nous et c’est ça qui donne la force de toujours avancer et ne jamais baisser les bras.
Atéléni pour nous, c’est un bébé. Nous avons chanté de tout cœur, nous avons chanté l’éducation, nous avons chanté le quotidien des béninois et des africains. Celui qui peut écouter cet album pourra s’y retrouver. Nous avons constaté l’effervescence à chaque fois que quand nous allons sur les radios, les télés pour parler. Dommage que le temps de Covid ne nous permet pas de faire beaucoup de concerts ces derniers temps sinon il y a de la demande. Mais on essaie Quand même de faire des concerts de 50, 60 personnes pour rester quand même dans le contexte de Covid.

Afrique Médias : L’image du groupe Teriba a été associée à l’initiative de Mercyships. Quel a été le retour que vous avez eu après ce lancement ?

Groupe Tériba : Ah oui énormément de retour parce que il n’y a qu’à voir les images quand elles ont été posté sur notre page, l’engouement que les folowers ont eu par rapport à cela en nous voyant associé à une telle initiative. On a compris même si on n’en doutait pas vraiment que nous étions des femmes qui sommes sensible à la cause de tout le monde, à la cause des plus faibles.

Et Teriba qui veut dire humilité en langue yoruba s’assimile bien aux valeurs de MercyShips qui sont essentiellement de communiquer de la joie, de communiquer dans le respect de l’autre, de donner de ce que l’on peut à l’autre. Donc tout ça a été bien ressenti. Nous avons vu que nos fans ont bien compris et nous n’aurions pas été là aux cotés de MercyShips que ça aurait été bizarre je pense. Ils l’auraient réclamé d’une façon ou d’une autre.

Kévin SONCY 

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