Football : Une sélection togolaise des années 50

 

Des pionniers ils furent. Venus plus tôt à la vie , ils sont les devanciers des actuels Eperviers. A l’époque, il y avait de la cohésion dans la gestion et la pratique du cuir rond rimait avec de la discipline entre dirigeants administratifs et sportifs d’une part, les joueurs et le public sportif de l’autre. Pas de tatouage, des coupes de cheveux fantaisistes. Les dirigeants étaient rompus à la tâche.
Ils avaient porté la tunique nationale du Togo et fait flotter dans les années 50, avec passion et bravoure les couleurs du pays qui les a vus naître.
La génération des 20 ans, n’a sans nul doute, jamais entendu parler de ces magiciens, de ces virtuoses du passé et du cuir rond. Ce fut à une époque où le Togo était craint, respecté et adulé un peu partout en Afrique voire sous d’autres cieux. Une époque révolue car avec de tels joueurs, le Togo du football, donnait du fil à retordre à des sélections nationales ou formations tchécoslovaques, allemandes, de l’ex Yougoslavie.
Dans un passé récent, la sélection du Togo ( version années 70) et tout témoin occulaire peut s’en rappeler, a été la seule en Afrique francophone, à venir à bout de la sélection amateur de France, battue à Lomé, sur la marque étriquée d’un but à zéro.
Le Nigéria, le Brurkina ( ex Haute-Volta), le Nigéria, le Dahomey (Bénin), la Mauritanie, le Libéria, le Sénégal, le Gabon, le Kenya et autres le Cap Vert voire la Guinée Bissau éprouvaient moult difficultés en jouant le Togo. Ce dernier traitant d’égal à égal avec le Ghana, le Mali ou la Côte d’Ivoire.
Sur ce cliché d’archives, on peut y reconnaître ; en première de la gauche vers la droite, l’inspecteur des sports, Robert Chevron, entraîneur de la sélection et un des pionniers de l’expérimentation au Togo des compétitions sportives en milieu scolaire, Ayivor Comlanvi Kamalotor ( un portier fort connu à la Modèle et au sein des Diables Rouges devenus Dyto), Têtêvi ( Essor de Lomé), Labitey (Essor de Lomé), Klikan ( Union Sportive du Togo), Charles Ayivi Fandalor ( Modèle de Lomé,il sera connu entraîneur de ladite formation, coach national, celui de l’Entente 2,puis Vice Président de la FTF. A côté de lui, Oscar Komlan Anthony, joueur issu d’une famille de sportifs, ancien défenseur passé par la forêt inaordable, un club de quartier avant d’éclore sous les couleurs de l’Asc Etoile Filante de Lomé, il sera entraîneur avec en prime une finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue africaine perdue de haute lutte en 1968 face à la redoutable TP Englebert (Mazembe ) de Lubumbashi de la RDCongo. Père d’Alex Anthony des Aiglons et de l’Etoile Filante de Lomé, Fovi fut entraîneur national du Togo, celui des Aiglons et expert sportif auprès d’autres clubs togolais tels que Doumbe FC de Mango, Semassi de Sokodéquand ils étaient en campagne africaine. A côté de lui, René Florian, alors adjoint de Robert Chevron et plus tard son successeur.
Accroupis de gauche à droite: Amégbleto dit Coup sec (AS PTT) Wilson dit Under Blouse (Modèle). Les trois derniers à savoir Germain Moèvi (Essor), avait habité au quartier Lom-Nava, père de Fabien, Rémy et de Stan Moevi ( un talentueux joueur sous les couleurs de l’Asfosa de Lomé, mais qui n’a pas choisi faire carrière dans le football), il était le frère de Gilbert, sociétaire de légende au sein du FC Bordeaux en France, Djibrill Karimou (Etoile Filante, passé par l’AS Monaco où il fut sociétaire à la même époque qu’un certain Michel Hidalgo, futur sélectionneur de l’équipe de France après le fructueux passage du Roumain Stefan Kovacs. Il évolua également au FC Toulon. Un des rares joueurs togolais à cette époque à soulever la Coupe de France sous le regard ahuri du père de l’actuel Prince de Monaco). Karion comme on l’appelait, reste à ce jour, l’un des rares éléments de cette belle du foot togolais, encore vivant. Il aura bientôt 84 ans. A côté de lui, Edmond Kossivi Afangbédji (Etoile Filante). Il aurait pu faire une très bonne carrière à l’étranger. Mais pour l’amour voué à sa mère malade à l’époque, ce jour court sur ses jambes, mais un véritable stratège que d’aucuns affirment être le « meilleur joueur togolais », déclina l’offre du club, Stade de France. Cet ancien Agent de la UAC, meurt en 1995 à Lomé.

PS : Une photo publiée par Jonas Dossevi, Expert -Comptable togolais à la retraite à Paris, connu footballeur au poste de stoppeur à Clermont Ferrand avec les frères Chiesa. Il est le frère ainé d’ Otheniel du Psg et de Pierre -Antoine,du FC Tours,et de Dunkerque (le père biologique des Eperviers Thomas et Mathieu).

©Ekoué Satchivi

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